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AGSE - Projet Grand Large Loiret

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dimanche 17 janvier 2010

Blog en sommeil...

Comme vous pouvez le remarquer, ce blog n'est plus actualisé depuis fin 2008 !
L'équipe "Grand Large" a alors été appelée à une autre mission pour le district scout du Loiret, qui a conduit à une modification de l'architecture du projet.

L'accueil de jeunes de tous milieux sociaux reste un objectif évident de notre mouvement dans le Loiret, et se concrétise par des accueils réguliers dans nos groupes d'Orléans, de Montargis-Villemandeur et de Pithiviers !

N'hésitez pas à nous contacter pour tout renseignement. La découverte du scoutisme en vaut vraiment la peine...

samedi 9 août 2008

Septembre 2008: les propositions "Grand Large" à Orléans !

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Voici un point sur les possibilités de découverte du scoutisme que l'équipe de district scout du Loiret (garçons) peut proposer aux adolescents âgés de 12 à 15/16 ans, issus de quartiers populaires ou de milieux socialement fragilisés, auxquels s'adresse l'action "Grand Large" (cf précédents billets):

1 – POSSIBILITE D’ACCOMPAGNEMENT DANS DES ACTIVITES PONCTUELLES DE DECOUVERTE DU SCOUTISME

L’action « Grand Large » peut permettre à un jeune, dans le cadre d’un accompagnement adapté, tout au long de l’année, de participer à des actions ponctuelles de découverte du scoutisme, sans aucun engagement de poursuite de sa part, par exemple, avec le support d’un groupe scout ou d’une patrouille scoute volontaires dont il pourra être « l’invité » pour telle ou telle activité. A l’issue, si l’adolescent le souhaite, il pourra envisager la possibilité d’être accompagné dans l’intégration d’un groupe existant (modalité 2) ou de participer à la création d’une « patrouille libre Grand Large » (modalité 3).

2- POSSIBILITE D’ACCCOMPAGNEMENT DANS l’INTEGRATION D’UN GROUPE SCOUT CLASSIQUE

Cette intégration peut être envisagée dans le cadre d’un accompagnement spécifique comprenant des points réguliers avec le jeune, ses responsables légaux, le groupe scout d’accueil et l’équipe « Grand Large ». Les groupes « classiques » de l’AGSE vivant une spiritualité catholique qui fait pleinement partie des activités, cette modalité a vocation à s'adresser uniquement aux jeunes susceptibles d’adhérer à cette spécificité confessionnelle. Cette modalité peut également être envisagée pour des Louveteaux (garçons de 08 à 11 ans).

3- POSSIBILITE DE CREER UNE PATROUILLE LIBRE « GRAND LARGE »

Il s’agit de découvrir le scoutisme à plusieurs en constituant une petite équipe, spécialement accompagnée, construisant à son rythme une « patrouille scoute », au niveau d’un quartier, d’un centre social, d’une paroisse populaire, d’un établissement éducatif, ou en groupant plusieurs jeunes désireux de se lancer dans cette aventure ! (cf billets sur "la PL Grand Large")

Pour tous renseignements, n'hésitez pas à nous contacter !

L'équipe "Grand Large" d'ORLEANS

samedi 10 mai 2008

Un stand "Grand Large" à la journée des associations d'Orléans La Source le 27 avril !

Un petit stand "Grand Large" était installé à la journée des associations organisée sur le quartier de La Source à Orléans le dimanche 27/04/2008 par l'AHLS (Association des Habitants de La Source), à côté du traditionnel vide-grenier.

Merci aux organisateurs, aux associations "voisines" et aux habitants pour leur accueil chaleureux !

L'équipe "Grand Large" d'Orléans

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dimanche 20 janvier 2008

Le Projet "Grand Large" à ORLEANS

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Le scoutisme est, pour les jeunes, un formidable outil pédagogique basé sur l'aventure, la vie dans la nature, l'apprentissage des responsabilités, la découverte du monde et des autres, et la vie en communauté au sein d'une bande active et fraternelle, "la patrouille".

Cent ans après sa fondation par Baden Powell, comment ne pas souhaiter que le scoutisme puisse toucher le plus grand nombre possible de jeunes, et pas seulement les enfants des classes moyennes ou des familles privéligiées, comme trop souvent ?

Comme d'autres associations, les Guides et Scouts d'Europe développent en ce sens un ensemble de propositions intéressantes de découverte du scoutisme dans un cadre adapté: c'est l'Action "Grand Large".

Nous souhaitons lancer une action de ce type à ORLEANS en 2008 et recherchons des partenaires de proximité laïques ou confessionnels ( paroisses, associations de quartier, mouvements d'Eglise, collèges, etc...) implantés dans des quartiers populaires ou se trouvant au contact de jeunes fragilisés socialement.

Si votre structure ou association peut nous aider, ou bien si vous êtes une famille intéressée par notre projet pour l'un de vos enfants, n'hésitez pas à nous contacter au moyen du fomulaire "Contact" en marge, prévu à cet effet.

Et bien sûr le blog vous tiendra au courant du déroulement de cette action !

Tous nos voeux pour 2008 !

L'équipe "Grand large" d'ORLEANS

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Créer sur Orléans une "Patrouille Libre Grand Large"

Pour concrétiser notre projet "Grand Large" à Orléans, nous envisageons au départ la constitution d'une ou plusieurs équipes de 6 à 8 garçons de 11 à 15/16 ans, intitulée(s) "patrouille libre grand large" (ou "PL Grand Large") que nous accompagnerons spécialement dans la découverte du scoutisme.

Les jeunes pourront venir prioritairement d'un quartier populaire où le scoutisme n'est pas proposé ou peu implanté (proposition territorialisée en lien avec une Paroisse ou une Maison de quartier par exemples), ou bien pourront nous être adressés par un partenaire oeuvrant sur l'agglomération orléanaise au contact avec des familles socialement fragilisées (association, service ou mouvement d'Eglise, collège, aumônerie, etc...).

Dans le cadre de sa mission de proposition et de découverte générale du scoutisme, la "PL Grand Large" pourra aussi accueillir des jeunes ayant d'autres opinions confessionnelles ou philosophiques que catholiques, dans le respect des convictions de chacun.

Le cas échéant un partenariat pourrait d'ailleurs être envisagé avec une association laïque de scoutisme agréée par l'Etat, susceptible de nous proposer des supports pédégogiques adaptés et complémentaires à ceux de notre association.

La "PL grand large" aura vocation à fonctionner le plus possible comme une patrouille libre "normale" avec cependant un accompagnement renforcé et adapté pour des jeunes ignorant tout du scoutisme et le découvrant pas à pas.

Dans un esprit d'intégration à la communauté scoute, des activités seront progressivement partagées avec d'autres unités scoutes, notamment du Loiret.

Nous sommes dans une phase de prospection de partenaires potentiels: n'hésitez pas à nous contacter !

L'équipe "Grand Large" d'ORLEANS

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C'est quoi, une patrouille scoute ?

C'est une équipe de 6 à 8 jeunes de 12 à 16/17 ans qui, notamment...



-vit des réunions, des sorties, des week-end campés dans la nature tout au long de l'année scolaire, avant de partir, aux congés d'été, avec d'autres scouts, pendant deux à trois semaines, pour le "grand camp" et ses nombreuses aventures ( dont par exemples: raids, action et grands jeux, veillées, exploration et découverte de la région, construction de tentes surélevées en pleine nature, olympiades et défis divers entre patrouilles, journées "service", etc...)

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- organise ses nombreuses activités en confiant à chaque jeune de vraies responsabilités en son sein (certaines fonctions sont même permanentes pendant l'année: ex: l'intendant est chargé du ravitaillement, le régisseur est responsable du matériel, le secrétaire tient le journal ou le blog de patrouille, le trésorier est le véritable "ministre des finances" de la patrouille, le boute-en-train s'attache au bon esprit du groupe et prépare les veillées...), et ce, sous l'autorité de l'aîné des scouts, le CP, ou Chef de Patrouille, âgé de 15 à 17 ans, lequel préside le "Conseil de Patrouille" , qui est réuni avant toute décision importante !

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- s'initie à de nombreuses téchniques spécialisées, nécessaires aux activités scoutes, comme le froissartage (techniques de constructions en bois pour le camp), le matelotage (techniques des noeuds), le secourisme (AFPS), l'orientation et la topographie (maniement des cartes d'état-major, utilisation de la boussole), les transmissions (techniques de morse, méthodes de codage des messages...), le chant et l'expression (pour les veillées), la connaissance de la faune et de la flore..., tout en validant la progression de chaque scout par le passage d'épreuves et l'obtention de brevets...

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- mène des actions au service des autres (ex:collectes au profit d'organismes caritatifs ou humanitaires, visites de personnes âgées, aide à des personnes handicapées, etc...) , se transmet des valeurs fortes au travers de l'apprentissage de la "Loi scoute" et de l'engagement solennel qu'est la "Promesse scoute", prononcée par tous les scouts du Monde, réfléchit enfin à la question du sens, grâce à un accompagnement ou un éveil à la spiritualité, catholique dans le cadre de notre association, mais qui pourra, le cas échéant, s'adapter aux convictions de chacun, dans le cadre spécifique de l'action "grand large".

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Scoutisme et banlieues: le témoignage de Philippe Thos (AGSE) au Quotidien "La Croix"

Article de Pierre Schmidt paru dans "La Croix", le mercredi 07/11/2007

« Un regard qui fait confiance au jeune ».

portrait.jpg Enfant « turbulent » du Val-d'Oise, Philippe Thos a grandi dans la « confiance » et découvert la foi par le scoutisme. À 45 ans, ce père de huit enfants est aujourd'hui commissaire des Scouts d'Europe pour le Val-d'Oise, la Seine-Saint-Denis et la Picardie.

C'est un moment qu'il n'oubliera peut-être jamais. Même si, par pudeur, il contient une émotion profonde. Dans le petit bureau - un peu - à l'abri de la vie très animée de sa maisonnée à écouen (Val-d'Oise), Philippe Thos, 45 ans, père de huit enfants, se souvient du garçon de 14 ans qui s'est entendu dire pour la première fois : « C'est toi qui vas être chef. » « À partir de ce moment-là, raconte-t-il, je me suis dit : "Il faut que je change. Je ne peux plus faire n'importe quoi." »

« Confier une responsabilité à un jeune de 14 ans, ça fait grandir. » Philippe Thos peut en témoigner. Issu d'une famille populaire bretonne arrivée, comme beaucoup d'autres, en région parisienne dans les années 1960, il est né à Saint-Denis, avant d'habiter une cité de Villepinte, puis de Sarcelles, où il arrive à 11 ans. « On n'était pas spécialement pratiquants, et on ne connaissait pas les Scouts d'Europe. De mon côté, j'étais très turbulent, très difficile, je ne faisais rien à l'école et j'aimais la bagarre, raconte-t-il. Un jour mes parents se sont dit : "Il faut faire quelque chose." En bas de la cité, il y avait des Guides d'Europe. Et je me suis retrouvé dans la troupe de Scouts d'Europe de Garges-lès-Gonesse/Sarcelles. Cela a tout de suite collé : tout l'apprentissage passait par le jeu. Mes parents demandaient aux chefs : "Alors, comment ça se passe ?" Quand ils répondaient : "Bien", ils s'étonnaient : "Ah, ce n'est pas le même, alors !" »

Philippe Thos n'est pas, soudain, devenu « un ange ». « Mais ce qui m'a fait du bien, c'est la rencontre d'adultes bien dans leurs baskets, et un cadre de confiance. Cela m'a d'ailleurs donné confiance, moi, d'avoir été choisi, quand on m'a demandé d'être chef de patrouille... Et petit à petit, j'ai commencé à changer à l'extérieur. Pas seulement aux scouts. » C'est là aussi que l'enfant turbulent découvre le Christ. « Et pour un adolescent, l'apport de la foi c'est extraordinaire », juge-t-il, estimant que l'école scoute apprend un « regard chrétien sur la vie ». Par le jeu, par les engagements, par la promesse et par la messe aussi, les scouts apprennent « des choses qui se trouvent dans l'évangile ». Et de sourire : « Chaque paroisse devrait avoir une troupe scoute ! »

Le scoutisme, c'est une dette, pour Philippe Thos. D'ailleurs, il ne l'a jamais vraiment quitté. « J'ai tellement reçu de jeunes adultes qui m'ont apporté une ligne de conduite, un certain exemple... J'ai voulu à mon tour faire quelque chose pour les suivants », reconnaît-il. D'abord équipier-pilote, puis assistant chef de troupe, puis chef de troupe. Et à 45 ans, ce père de huit enfants - de 21 ans à 16 mois, ils sont tous scouts, sauf le petit dernier... - est commissaire de la province Pays-de-France des Guides et Scouts d'Europe, qui couvre la région Picardie, les départements du Val-d'Oise et de Seine-Saint-Denis.

Entre-temps, Philippe Thos a fondé des unités scoutes dans le Val-d'Oise. à Montmorency, par exemple, quand il avait 20 ans, et où « on est passé de cinq scouts à cinq patrouilles ». Mais « pas toujours dans des endroits faciles ». À Luzarches, « c'était plus compliqué, plus difficile, mais ça m'a appris beaucoup ». Puis à écouen, où il habite désormais. La dernière création en date a eu lieu, cette rentrée, à Deuil-la-Barre. C'est que, pour Philippe Thos, il y a urgence. « Il y a un enjeu missionnaire pour les scouts aujourd'hui, explique-t-il. Le scoutisme ne convient certes pas à tous, mais on se doit de le proposer au maximum de jeunes. De Versailles à Saint-Denis. Il ne faut pas penser que c'est réservé à une catégorie. Mais pour ça, est-ce qu'on se pose les bonnes questions ? Est-ce qu'on ne fait pas un scoutisme un peu trop confortable ? »

Et de se référer à l'histoire : « Le scoutisme a toujours cherché à répondre aux problèmes des jeunes. Si Baden-Powell venait, qu'est-ce qu'il en penserait ? On peut se satisfaire d'avoir des effectifs qui augmentent un tout petit peu, oui peut-être », glisse-t il en faisant un peu la moue. « Mais, bon, quand on voit le nombre de jeunes qui n'ont même pas entendu parler du scoutisme, parce que, tout simplement, on n'est pas allé vers eux... », regrette-t-il, en pensant à tous ceux qui, comme lui il y a quelques décennies, pourraient tirer profit d'une telle expérience.

Trop frileux, le scoutisme aujourd'hui ? « Il y a la peur de l'inconnu : il faut former les jeunes chefs à aller là où il y a des problèmes. Et puis, c'est difficile de sortir d'une situation de confort. Mais lancer une troupe scoute dans les quartiers difficiles, c'est dix fois plus passionnant ! » Et de surcroît légitime : « Le scoutisme, c'est un regard qui fait confiance au jeune, alors qu'aujourd'hui on dit : "Il n'est pas capable", et on ne lui propose rien. »

Lui qui a été pompier de Paris, qui a travaillé dans une librairie religieuse, puis a été ajusteur-mécanicien avant d'être aujourd'hui chef des ventes dans un groupe de produits d'entretien, estime que l'expérience scoute peut aussi porter ses fruits dans un contexte professionnel : « Je crois que ça donne un certain sens du service. Un scout est prêt à rendre service. Peut-être plus que d'autres... Mais chrétien ne veut pas dire crétin : "Scout toujours prêt", certes. Mais pas prêt à faire n'importe quoi », sourit-il.

L'expérience est si forte qu'il en reste toujours quelque chose. Philippe Thos se souvient « d'un copain scout » avec qui il allait « en skate au local en bas de la cité de Sarcelles ». Il avait fait seulement deux années de scoutisme et puis avait dû partir à cause de problèmes familiaux. « On n'avait plus eu de nouvelles. Et puis, à 35 ans, il nous a rappelés, nous, ses anciens copains scouts, et nous a dit qu'il avait perdu sa mère et sa sœur et que les deux années de scoutisme avaient été les meilleurs moments de sa vie, raconte-t-il, visiblement ému. Alors, jamais je ne dirai : deux années de scoutisme, ça ne sert à rien ! »

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Quelques apports du scoutisme, selon le Quotidien "Le Figaro"

Extraits d'un article de Cécilia Gabizon dans "Le Figaro" du 07/06/2008, sur l'Assemblée Générale de l'Association des Scouts et Guides de France (SGDF)

"Depuis septembre, le nombre d'adhérents a ­bondi. Toute la galaxie scoute voit ses inscriptions augmenter.

(...)

Les parents voient, eux, dans cette éducation scoute (...) « une transmission de valeurs qu'ils ne trouvent plus ailleurs. Ils se sentent seuls avec leurs enfants », explique Baptiste Cohen, chef de groupe dans le nord de Paris.

Las de voir ses fils jouer au foot ou traîner en bas de l'immeuble, Béatrice les a inscrits aux scouts de Sarcelles. « Au début, l'uniforme me paraissait ringard. Maintenant, je réalise combien cette vie de groupe, entre garçons, canalise leur agressivité, les rend moins matérialistes. » (...) « C'est rassurant, ce côté à l'ancienne », reconnaît une maman d'un quartier défavorisé de Lille. Qui apprécie de voir ses adolescents valorisés, dans une société prompte à les voir en difficulté : « Chez les scouts, on leur fait confiance. »